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 Night Is Our Own World |PV|

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Joan Qui
Invité



MessageSujet: Night Is Our Own World |PV|   Mar 21 Aoû - 20:59

Les journées étaient très, très, très longues. Le soir ne semblait jamais vouloir venir et les nuits semblaient bien courtes à présent. Tel était l’état d’esprit de Joan ces derniers temps, depuis qu’elle avait décidé de suivre les chemins brumeux et sombres du mal. En réalité, elle ne doutait pas, mais elle était affamée. Pas physiquement, non pas qu’elle est faim, mais elle en voulait chaque jour plus, plus de noir, plus de mal. Elle n’était pas habituée à ce genre de sensation et le fait qu’elle soit si naïve dans ce domaine, la rendait aveugle et inconsciente en tout point. Alors ce soir là, elle quitta sa chambre universitaire discrètement, sans laisser de traces. Pas forcément pour les professeurs ou ses camarades, mais par rapport à Chase. Ces derniers temps, il n’était plus du tout le même, et même si c’était très osée de sa part de dire qu’elle pouvait prétendre le connaitre, mais elle se demandait ce qui lui prenait. Peut être avait été elle bien naïve de croire qu’elle était la seule personne dans sa vie. Alors voilà, elle aussi voulait qu’il comprenne qu’elle ne dépendait pas de lui, qu’il y avait d’autres personnes aussi.
Enfin bref, ce soir là, Joan était donc sortie pour aller dieu ne sait où, mais parfois, pour réfléchir, et être tranquille, mieux vaut ne pas avoir d’itinéraire tout tracé pour ne pas sombrer dans la monotonie et la plénitude de la promenade en elle-même. Errant comme une âme en peine, les mains fourrées dans son blouson bleu pétrole, cadeau parisien de son père qui espérait ainsi acheter l’amour de sa fille, elle parcourait les rues, avec pour seul indicateur son instinct. Soudain, les lumières clinquantes d’un vieux bar attirèrent son regard azuré. Qu’est ce que c’était que cette drôle de bâtisse ? Elle jeta un regard furtif par-dessus son épaule et remarqua alors qu’elle avait carrément quitté la ville. Elle avait beaucoup trop marché et cela l’avait perdu. Super. Maintenant elle devait entrer dans cet endroit étrange et quémander de l’aide pour que quelqu’un la raccompagne. Bref. Elle entra donc et s’arrêta un moment. Oh et puis, qui a dis qu’elle devait impérativement rentrer tout de suite ? Un verre de bière ou deux pourrait la sustenter d’un plaisir éphémère mais qui lui donnerait du baume au cœur pendant un court d’instant. Sa soirée ne serait peut être pas forcément gâchée alors.

Elle s’installa au bar et d’un signe de main, hala le barman et commanda une grande pinte de bière. Il la regarda fort étonné, en arquant un sourcil. Encore une fois, son physique de petite fille faible et sans défense, lui portait préjudices. Elle fronça les sourcils et souligna qu’elle venait de lui demander quelque chose. Sa voix avait gagné en gravité et ses yeux lançaient des éclairs assassins au barman qui s’exécuta alors. Il lui tendit sa pinte mousseuse et retourna vaquer à des occupations de gérant de bar. Elle soupira et regarda un instant sa bière sans la toucher. Peut être que venir ici, n’était pas une aussi bonne idée que ça enfin de compte. Elle farfouilla dans la poche secrète de sa veste et sortit son paquet de cigarette tout en inspectant les environs. Ce bar était vraiment très étrange. L’ambiance ne donnait pas même envie d’entrer ici et pourtant c’était gorgé d’homme très louche, aux regards inquiets et circulaires, comme s’ils cherchaient vainement une sorte de proie. Et les femmes elle, n’avait pas vraiment l’air de femme, non pas à leur physique, qui était parfois gracieux, mais à leurs expressions qui mélangeaient celles des hommes et celles, bien sûr des femmes peu ravies. C’était vraiment la fête ici. Mais où avait-elle atterrît ? Apparemment il n’y avait qu’elle qui ne le savait pas, et se rendit compte que certains regards inquisiteurs étaient posés sur elle. Zut, mais bon sang qu’est ce qui se passe ici ? Elle porta une cigarette à ses lèvres en faisant mine de n’avoir pas vu les personnes qui la regardait avec un intérêt gênant. Elle rangea machinalement son paquet et tapota sa veste à la recherche d’un briquet. Ah flute. Elle regarda à côté d’elle et remarqua un jeune homme qui lui tournait le dos. Elle sauta de son tabouret et se dirigea vers lui. Elle finit par lui tapoter, de façon forte peu amicale, dans son dos pour lui demander du feu. Ce dernier se tourna alors lentement vers elle, et Joan fut comme « électrisée » par le regard du jeune inconnu, oubliant alors pourquoi elle lui avait tapé l’omoplate…Elle dodelina alors de la tête pour reprendre ses esprits et lui sourit niaisement :

« Pardon euh…Vous…Euh…Vous auriez du feu ? »
Nul. Pitoyable. Zéro. Game Over. Retente ta chance plus tard.
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MessageSujet: Re: Night Is Our Own World |PV|   Mer 22 Aoû - 15:42

Il était très tard. Vraiment très tard en fait, du moins pour Pete qui avait passé une bonne partie de la journée à tourner en rond dans ce motel minable. Situé dans la banlieue de la ville, dans un quartier tout sauf recommandable, l’établissement était tout juste décent et le jeune homme se maudissait presque d’être nouveau en ville. Et ne connaissant rien, il s’était arrêté au premier sur sa route et était assez mal tombé, ce qui était un euphémisme même. Enfin, Pete était allongé sur son lit, les bras croisés derrière la tête et la télé allumée en sourdine, qu’il ne regardait même pas en fait. Il s’ennuyait ferme, et même ses idioties avec les flammes ne l’amusait plus… Passé le cap de la nouveauté, cette capacité devinait aussi normale qu’une autre quand on n’avait rien à faire de sa journée. Et puisqu’il était un démon qu’on peut raisonnablement qualifier de « calme et pas trop violent » malgré son côté très dangereux, il n’allait pas s’amuser à faire peur au gens en ville. D’abord cela ne l’amusait pas du tout, et ensuite il était quasiment sûr de se faire repérer par les chasseurs, qui semblaient beaucoup plus « compétents » dans cette ville que dans n’importe quelle autre aux Etats-Unis. Mais il allait devenir fou s’il restait une minute de plus dans cette chambre vraiment désagréable. Attrapant ses clés, sa veste et son indispensable briquet, Pete sortit en trombe du motel en claquant violemment la porte. Une fois dans sa voiture, une vieille berline noire tout à fait ordinaire, il s’engagea sur la voie rapide et roula sans trop savoir vers où, la main gauche sur le volant et la droite contentant une flammèche servant de chauffage, pour voir un peu le pays comme raison officielle.

Au bout d’une bonne vingtaine de minutes, le paysage changea : il avait quitté la ville vers l’Est, vers les terres. Ralentissant légèrement l’allure, il avisa un bar sur le côté, d’aspect ancien et pas franchement accueillant, de nombreux néons vantaient des marques de bières, et on distinguait le nom de l’établissement « Nature’s Inn ». Complètement inapproprié selon l’avis du jeune homme, qui tourna pourtant dans cette direction sans trop savoir pourquoi. Enfin, il n’allait pas rouler indéfiniment, il fallait bien se dégourdir les jambes non? Il gara donc sa voiture sur le bas-côté et descendit marchant sans se presser vers le bar. Quand il y entra, Pete remarqua immédiatement l’atmosphère sinistre et presque inquiétante qui y régnait. Pas qu’il soit effrayé, mais il sentait qu’il n’y avait que des individus dotés des meilleurs intentions à l’égard des autres. Se dirigeant vers le comptoir, Pete analysa rapidement: bondé, l’établissement donnait presque froid dans le dos, surtout à cause des occupants aux visages sinistre. Son instinct lui disait de quitter tout de suite cet endroit, mais le jeune démon n’avait pas l’intention de continuer à tourner en rond dans le motel et décida contre vents et marées de rester un peu. Rien qu’un verre, et il tournerait le talon sans faire d’histoire cette fois-ci
Le barman, un homme totalement insignifiant au premier abord, le fixa bizarrement avant de lui demander ce qu’il voulait de la manière la plus inamicale possible… Comment il garde ses clients lui? Mais s’il voulait jouer ce jeu là, il allait être servit! Pete soutint son regard quelques secondes en faisant attention à ne pas laisser son côté démon prendre l’avantage et en gardant ses yeux les plus sombres qui soit, puis commanda d’une voix très calme. Trop calme peut être, mais ce fut efficace! Peu de temps après, un verre de bière venait d’apparaître en face de lui. Avec un léger sourire triomphant, Pete se dirigea vers un tabouret libre à l’autre bout du bar, et s’y installa pour observer tranquillement la foule. Qui l’observait en retour également. Des hommes à l’air antipathique et des femmes aux visages renfrognés qui le scrutait étrangement, presque méchamment. C’est quoi le problème de cet endroit? Il veulent tous s’entretuer ou quoi? Les pauvres, s’il avait seulement idée de qui il était réellement et de ce qu’il aurait pu leur faire, il changeraient d’attitude!

Se retournant dans le bon sens, le jeune homme sortit son briquet et commença à s’amuser avec, comme il le faisait tout le temps. Mais une élémentaire prudence lui dictait de ne rien faire d’inhabituel s’il ne voulait pas que tous ces vautours lui tombent dessus. Occupé à le faire glisser entre ses doigts, il ne remarqua pas la jeune fille qui était entrée dans le bar avant qu’il ne sente quelque un lui taper dans le dos fort brusquement. Se demandant qui avait eu l’audace de venir le provoquer de cette manière, il se retourna lentement. Et il fut assez surpris, pour ne pas dire complètement étonné: une jeune fille d’à peine 20 ans se tenait juste devant lui qui bougeait la tête et souriait. La première personne qu’il voyait sourire dans ce bar en fait. Pete la regarda sans un mot, ne comprenant pas exactement en quoi il pourrait l’aider. Il eu très vite la réponse: la jeune fille hésitait un peu, puis lui demanda du feu. Se retournant complètement pour lui faire face, il l’entendit lui demander du feu. Un sourire qu’il ne pu empêcher naquit sur ses lèvres: oui, il avait du feu bien qu‘il ne fumait pas, toujours et pouvait en faire ce qu’il voulait, où il voulait… Et finalement pas ici, sinon tout les autres durs allaient lui sauter à la gorge sans qu’il comprenant pourquoi. Pete tendit le briquet petit briquet en argent à la jeune fille en souriant: c’était quand même mieux pour se montrer aimable, non?
« Oui, tenez, il reste encore un peu de gaz ». Vu qu’il l’allumait sans arrêt, Pete devait toujours recharger son briquet mais en l’occurrence aujourd’hui il devait en rester un quart. Presque un coup de chance en fait! Malgré l’étonnement qu’il éprouvait envers cette jeune fille: c’est vrai quoi, vu les gens louches qu’il y avait, lui-même un démon, elle n’avait vraiment pas peur qu’il lui arrive quelque chose de mal. Évidemment pas de sa part, ce n’était pas dans sa nature, mais il avait testé l’hospitalité des chasseurs de la ville qui semblaient apprécier de le traquer à travers San Francisco. Tandis qu’elle allumait sa cigarette, Pete se demanda s’il ne l’avait pas déjà vue quelque part. Ses yeux bleus lui disaient quelque chose, mais il ne pouvait pas jurer. Bizarre! Cependant, il ne dit rien de plus, se contentant de la regarder avec toujours cette lueur d'amusement dans le regard...
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Joan Qui
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MessageSujet: Re: Night Is Our Own World |PV|   Dim 16 Sep - 16:44

|je suis super méga giga désolée pour le retard mistinguette :oops: |


Remerciant son interlocuteur du regard, Joan attrapa délicatement le précieux briquet allumant ainsi sa délicieuse et réconfortante Philip Morris. Elle inhala une longue bouffée libératrice et tout en soufflant le superflu, elle esquissa un léger sourire, en tendant le briquet, et le remercia d’un discret « Merci ». Elle s’accouda au bar, tout en gardant son regard planté dans le siens. C’est étrange, mais, elle avait vraiment une impression de déjà-vu. Pour elle, cette coïncidence fortuite ne lui semblait pas venir d’un bug cérébral, qui avait classé cet évènement comme déjà vécue, non, non…C’était plus que ça. Ce jeune homme, elle l’avait déjà vue quelque part, dans un autre endroit, un autre moment. Cette sensation était insupportable, car elle ne parvint pas à se constituer normalement dans votre cerveau. Vous voulez vous dire « Mais oui je me souviens vous êtes Untel », mais ça bloque, ça coince et rien ne vient. Puis elle se rendit compte que son observation minutieuse devait être très gênante pour le jeune homme, et légèrement gênée, elle détourna furtivement la tête. Elle tapota le comptoir nerveusement en cendrant de temps en temps dans le cendrier de verre qui trônait devant elle. Il fallait vraiment savoir si ce sentiment était partagé…Elle devait en savoir plus sur ce jeune homme, sans pour autant paraître insolente et donc il fallait qu’elle soutire de plus en plus d’informations, furtivement, comme le ferait deux personnes dans une conversation normale. Elle ne voulait surtout pas mettre les pieds dans le plat pour l’apeurer. Elle finit donc par tendre sa main en sa direction.
« Je suis désolée, mais…j’ai l’impression qu’on se connaît… »
Bon ok, c’était très naïf de penser que Joan était capable de jouer en subtilité et en finesse. Alors oui ,elle mettait les pieds dans le plat, mais la réaction traduirait vite le fait qu’elle soit oui ou non la seule à avoir la drôle d’impression que ces deux là se connaissaient et c’étaient déjà côtoyer. Son regard était venu une fois de plus se poser dans celui du jeune homme, plus appuyé, plus intense. Petit à petit, elle se sentait comme perdu dans ce regard, comme si elle plongeait dans un trou sans fond, et qu’elle perdait pied. Un violent mal de tête apparut soudain, et des bruits étouffées et sourds s’intensifièrent alors dans son crâne. Pourtant, contrairement aux fois précédentes cela restait très supportable et même gérable. Elle ne montra alors aucun signe de malaise, et les murmures étouffés de ce qu’elle ignorait être, des pensées, s’estompaient lentement.

Quelque part au bout du bar, un bruit de verre éclata alors, sortant Joan de sa léthargie spirituelle. Elle secoua machinalement la tête et reprit ses esprits, se rendit compte que le temps avait passé. Elle se sentit affreusement bête, et espéra qu’il n’avait rien dit pendant son moment d’absence. Elle arqua un sourcil, attendit alors qu’il lui réponde. Tout à coup, elle sentit une brûlure à sa main. Rapidement et instinctivement, elle lâcha son mégot de cigarette qui avait pris feu et qui lui avait brûlé le doigt. Au moment même où son doigt devenait rouge, un léger pansement de glace se créa autour de la brûlure. Ses yeux s’arrondirent et elle cacha discrètement sa main dans sa poche. Ce genre de chose lui avait toujours porté préjudice. Etant donné que la glace était devenue pour elle une partie d’elle, elle apparaissait instinctivement, comme si le cerveau commandait volontairement les aléas cryoniques. Un danger potentielle, et sa peau devenait alors aussi solide que du diamant et ce même si elle ne le voulait pas. Cela c’était avéré très pratique bien des fois, mais lorsqu’elle se trouvait en publique et que ce genre de chose apparaissait, cela restait très handicapant. Et là, il fallait faire très attention car le bar dans lequel elle se trouvait n’avait pas l’air d’un bar d’ « êtres surnaturels très gentils » mais plutôt d’un bar qui vous zigouille si vous avez une once de bizarrerie dans le sang. Apparemment personne aux alentours n’avaient fais attention, répondant ainsi à la lettre à la phrase qui dit qu’on ne voit rarement plus loin que le bout de son nez ou alors proche de ton ami et plus proche de ton ennemi. Le tout était de savoir si son interlocuteur n’y ai pas fais attention et qu’il accepte de répondre à sa question sans partir en courant ou sans croire que c’était de la drague gratuite…
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MessageSujet: Re: Night Is Our Own World |PV|   Lun 17 Sep - 16:52

[Pas grave, ça arrive à tout le monde ;)]

A première vue la jeune fille qui venait de lui demander du feu n’avait pas l’allure générale d’une fumeuse, avec son apparence de petite fille et ses yeux clairs, et pourtant elle avait allumé sa cigarette et tiré une bouffée avec un sourire, signe qu’elle appréciait cela. Etrange, mais comme quoi les apparences sont trompeuses. Dicton qui se vérifiait en la voyant fumer, mais aussi en faisant attention à lui : même s’il avait l’air d’un gentil et calme étudiant sans histoire, la réalité était tout autre… Et pas exactement dans le sens positif, même si tout dépend du point de vue dans lequel on se met : même si la grande majorité des gens il n’était qu’un être maléfique, lui ne se voyait pas vraiment comme tel. Enfin, sa vision du monde et de lui-même était assez, disons, originale pour qu’il ne s’y attarde pas en ce moment. Pete eu un léger signe de tête, du genre « pas de quoi » en direction de la jeune fille quand elle le remercia : après tout, ça ne lui coûtait rien de lui laisser son briquet, et si ça pouvait rendre service à quelqu’un, tant mieux ! Il restait immobile, son verre prés de la main sans pour autant paraître pressé de le finir puis remarqua que la jeune fille le fixait, l’observait en fait… Heureusement qu’il n’était ni timide, ni susceptible sinon il aurait soit rougit ou lui aurait demandé des comptes. Mais comme toujours, il restait calme et quasi-impassible malgré un léger sourire au coin des lèvres. Au bout d’une minute, peut être même moins, elle se rendit compte qu’elle le fixait et détourna la tête, avant de lui demander s’ils ne se connaissaient pas déjà. Tiens donc, finalement il n’était pas le seul à avoir une impression de déjà vu comme s’ils s’étaient déjà croisé quelque part. Le jeune homme haussa un sourcil, surpris. Peut être que finalement, il était aussi sain d’esprit que n’importe qui dans ce bar. Même si un bar peuplé d’individus aussi louches les uns que les autres n’était pas forcément le meilleur moyen de faire une comparaison cela dit, au moins son impression avait une chance d’être fondée…
« Ah ? C’est drôle, moi aussi »
Bon, c’était encore une réponse toute faite, courte et droit au but, mais Pete n’était pas exactement le genre de personne à faire de grandes tirades pour au final ne rien dire d’important, ni même de sensé. Non, simplement dans le cas présent une phrase courte suffisait amplement, non ? Bref, toujours est t-il qu’apparemment, il avait déjà rencontré cette jeune fille, mais alors où, c’était bien la question. Sûrement pas à San Francisco, il n’était pas arrivé en ville depuis une semaine, et durant cette maudite semaine il avait tout de même réussit à se trouver avec des chasseurs… Pas à Philadelphie non plus, une fille avec des yeux pareils se serait vite fait remarquer sur le campus de la petite fac. Non, c’était sûrement autre chose s’ils s’étaient vraiment déjà vus, et Pete n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Une fois de plus…
Alors qu’elle continuait à le détailler du regard, il remarqua que la jeune fille semblait … ailleurs. Non, c’était impossible, elle était en face de lui dans ce bar assez glauque, il faut l’avouer et elle semblait ne pas avoir conscience du barman qui se dirigeait à grand pas vers eux. Barman qui s’arrêta net en voyant la flamme d’une bougie grandir brusquement pour aller l’éteindre avec hâte. Pratique finalement, la pyrokinésie… Après avoir bu une petite gorgée de sa bière, Pete jeta un nouveau coup d’œil à la jeune fille : toujours dans ses pensées apparemment, puisqu’elle sursauta légèrement quand un homme laissa son verre tomber et se briser sur le sol avant de regarder dans sa direction. Normalement, cette fois ci en fait ! Et avec une expression de quelqu’un qui attend une réponse après une question. Attendez, il avait répondu, non ? Bon, dans ce cas pas grave, il allait répéter. Ouvrant la bouche pour parler, Pete remarqua alors qu’elle venait de se brûler avec son mégot qui avait continué de se consumer pendant que la jeune fille était « ailleurs », mais le plus étonnant était qu’elle ne semblait ressentir aucune douleur, et qu’une sorte de pansement était apparu. Etrange. Mais dans le genre étrange il était vraiment pas mal non plus, alors il allait garder son calme habituel et faire comme si de rien n’était.

« Je disais que moi aussi j’ai l’impression de vous avoir déjà vu… »
Au moment où il disait cela, Pete se trouva disons, assez idiot : il venait de vouvoyer une jeune fille qui était visiblement plus jeune que lui, se donnant immédiatement l’air d’un pauvre étudiant pour qui parler à quelqu’un était une énorme difficulté. Bravo ! Réfléchir avant de parler serait une assez bonne idée pour la suite, et il décida de l’expérimenter de suite :
« Mais pas à San Francisco… »
Parce qu'il était juste arrivé, mais ça on le sait! Bon, finalement marqué un temps d’arrêt pour finir sa phrase n’était pas ce qu’il y a de mieux quand on à une interlocutrice qui attend une réponse en face de soi, mais il était tard et il ne savait pas vraiment quoi répondre. Quoi, ce n’est pas valable comme excuse ? Tant pis…Maintenant, il attendait de voir si ses suppositions allaient s’avérer fondées ou si elle allait le prendre pour un des gars louches et quasi-psychopathes du bar. Ce qui, je vous rassure, était complètement faux !
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