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 Guilty? Me? For what? [Pv]

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Russel T. Bonham
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MessageSujet: Guilty? Me? For what? [Pv]   Jeu 1 Nov - 22:25

    Deux jours, deux jours que les flics avaient décidé d’envahir le campus. L’amphi de droit avait été fermé aux étudiants. De la porte légèrement entre ouverte, on pouvait facilement voir la tâche écarlate miroitant sous la lumière blanche des spots. Les inspecteur et tous les autres abrutis charger de l’enquête s’affairaient toute la journée, pour tenter de trouver quelque chose d’utile pour comprendre ce qui avait pu se passer.

    «On dit qu’elle a glissé et qu’elle s’est ouvert le crâne en chutant…
    - Ah bon?! Moi on m’a dit que c’était le malade qui avait tué Nikki qui était revenu et qu’il voulait tuer toutes les femmes du campus…
    -T’es vraiment stupide toi, Nikki ne s’est pas faite tué. Elle s’est suicidée parce que son petit ami l’avait largué, avant le bal.
    -Ah.. c’est pas ce qu’on m’a dit...
    -Arrête de croire toutes les conneries qu’on peut te dire Ambre, on dirait ma petite sœur

    Des éclats de rire suivirent cette remarque des plus idiotes. Une groupe de trois étudiantes venaient de passer devant un jeune homme, appuyé contre le mur, faisant face à la porte close de la salle de droit, sa tête légèrement baissée, ses cheveux châtains tombant en bataille devant ses yeux. Barrière aux reflets cuivrés qui dissimulait à merveille le petit sourire en coin qui était venu étirer les lèvres fines du jeune homme. Le malade? C’est toujours plaisant de savoir ce que peuvent penser les autres de vous. Sauf que Matyas ne se sentait pas vraiment visé, après tout Nikki s’est suicidé, c’est tout. Il n’est en aucun responsable de sa mort. Peut être un peu en fait. Le petit ami assez salaud pour larguer sa copine la veille du bal d’Halloween, c’est lui. Sauf que ceux qui les connaissaient suffisamment savaient qu’il aimait la jeune femme, et que jamais il n’aurait eu l’idée de la plaquer. Les apparences sont trompeuses et pourtant si salvatrices. Grâce à elle, il avait réussit à manipuler une bonne partie des connaissances de Nikki, leur faisant croire que son couple était tout ce qu’il y a de plus enviable. Illusion quand tu nous tiens.

    « Monsieur, vous ne pouvez pas rester là» La voix grinçante du gros flic qui se tenait devant lui, tira Matyas de ses pensées.
    « Pardon, je dois y aller de toute façon» souffla-t-il, ancrant ses prunelles bleutées à celles du flic. Ce dernier esquissa un magnifique sourire, prétextant qu’en fait, ce n’était pas très grave si il restait là et qu’il avait bien envie de s’enfiler un donut. Sur ce, il fit demi-tour, marchant en canard vers la cafet’.
    «Goinfre…» lâcha le jeune homme, croisant les bras sur son torse. D’un mouvement leste, presque félin, il se détacha du mur. Son regard se posa un court instant à l’intérieur de la salle. Instant qui fut suffisant pour qu’il croise le regard quelque peu suspicieux de la blondasse qui se tenait à quelque mètre de lui, près de l’encadrement de la porte. Il l’aime pas celle là. Sa tête ne lui dit rien, et en plus de ça, elle n’arrête pas de le fixer, comme si il avait un panneau avec écrit aux néons rouges «C’est moi qui a voulu découper le crâne de Casey Reynolds » au dessus de sa tête. Secouant légèrement la tête, il reprit sa route, les mains dans les poches de son jean. Le regard de la blonde lui brûlait la nuque, et il ne fut rassuré qu’au moment où il tourna à l’angle du couloir. Mais c’est qu’elle insiste en plus cette bourrique. Si son pouvoir avait été plus intéressant il lui aurait déjà fait sa fête c’est certain. Chaque chose en son temps. D’abord on s’occupe de l’autre rouquine, ensuite la blondasse. La rouquine qui avait eu la chance de s’en tirer, mais qui allait finir par y passer, c’était certain…

    Une petite semaine est passée, les étudiants ont finit par ‘oublier’ l’incident de l’amphi de droit. Les flics aussi ont désertés les lieux, ils auraient, soit disant, tout ce qu’il faut pour mettre la main sur le coupable. Comme si. Comme si le coupable avait été assez con pour laissez la moindre trace. Franchement, c’est le sous-estimé. C’est vexant d’ailleurs. Bref, la vie a repris doucement son cours. Matyas a du recommencer à jouer son rôle, qui lui va si bien. Les cours de droits aussi on repris. Le remplaçant est un vieux croûton encore plus soporifique que la rousse. Le cour venait de débuter depuis quoi, vingt minutes et déjà la moitié des étudiants étaient assoupis sur leur pupitre. La jolie blonde qui avait eu la bonne idée de s’asseoir à côté de Matyas, fixait un point invisible droit devant elle, jouant avec son stylo comme si il pourrait faire passer le temps. Lui, il griffonne quelques ébauches d’un dessin qu’il ne finira jamais sur sa feuille de cours. La porte de l’amphi finit par s’ouvrir, réveillant d’un seul coup les étudiants, mettant fin aux ronflements du gros lard qui dormait devant Matyas. Les deux flics qui venaient d’entrer se dirigèrent vers le prof, le petit des deux parcourant la salle de ses petits yeux porcins. Le plus grand tendit à papier au prof, qui dut rajuster ses lunettes pour déchiffrer ce qui était écrit dessus.


    «Monsieur Klemmer, s’il vous plait, ces messieurs souhaiteraient s’entretenir avec vous un instant» Toutes les têtes se tournent vers celui qui vient de se lever, commençant à se diriger vers les escaliers avant d’être arrêté dans son geste.
    «Prenez vos affaires jeune homme, ce sera peut être long» lâcha le grand flic, son regard de loup se posant sur Matyas. Ce dernier tourna les talons pour revenir à sa place. La jolie blonde assise à côté de lui, lui tend gentiment son sac. D’un léger hochement de tête accompagné d’un petit sourire en coin, Matyas va rejoindre les flics. Le petit attrape violemment son bras et le pousse dehors. Que de douceur dans ce monde de merde.

    Le trajet jusqu’au poste de police a été rapide et silencieux. Assis sur la banquette arrière, ses mains entravées par des menottes, Matyas n’a pas bronché, fixant d’un regard absent le décor qui défile. La blondasse a finit par avoir ce qu’elle voulait on dirait. Tirer une fois encore par le flics aux yeux de cochon, le jeune homme se laisse faire docilement. Ils entrèrent dans une salle aux murs nus et gris, occupée seulement par une table et deux chaises. L’une d’elle est occupée par la blonde, l’autre est vide. Pas pour longtemps. Le grand flic, vient d’obliger Matyas à s’y asseoir, lui démontant l’épaule par la même occasion. La porte claque, bruit sourd qui résonna pendant trois plombes sur les murs dénudés.


    «Matyas Prieston Alexander Klemmer, étudiant en droit à l’université de San Francisco. Français, vingt quatre ans, père décédé, diplomé en médecine, corrigez moi si je me trompes» lâcha froidement la blonde, refermant d’un seul coup son dossier, fixant le jeune homme d’un regard froid et plein de reproche.
    «Tout est correct inspecteur» dit-il, son ton plus sarcastique que jamais.
    «Ce genre de ton ne marche pas avec moi jeune homme, va falloir trouver autre chose» Elle s’était levé et avait finit par s’asseoir sur la table, près de lui.
    « Connaissez vous Madame Reynolds?
    -Etant donné que c’était ma prof de…
    -Répondez par oui ou non.
    -Oui
    -Bien. Etant étudiant vous devez être au courant de l’agression de Madame Reynolds la nuit du mardi de la semaine passée?
    -Oui.
    -Avez-vous été témoin de la scène?
    -Non.
    -Avez vous quelqu’un quitter le bâtiment ce soir là?
    -Non…»

    Une suite de questions et de réponses, toutes aussi inutiles les unes que les autres, expédiées à la va vite. Un échange dénué de la moindre émotion. Les bras croisés sur sa poitrine, la blonde regarda un long moment le jeune homme avant de se lever et de quitter la pièce, visiblement mécontente de l’entretien. Matyas n’avait pas flanché une seule fois, pas une fois les battements de son cœur s’étaient accéléré. Pour lui, ce n’était qu’un simple entretient, rien de plus. Il n’avait jamais paniqué pour quoi que se soit, il aurait été plus qu’étonnant qu’il se sente mal à l’aise à ce moment précis. Il fixait le mur devant lui, seul mur sur lequel quelque chose était accroché d’ailleurs. Un immense miroir lui faisait face. C’est un jeune homme menotté à une table, parfaitement serein qu’il avait devant lui. Pourtant derrière ce miroir, il savait que toute une équipe le regardait. Qu’une flic était en rogne parce qu’elle n’avait pas réussit à lui faire cracher le morceau. Qu’un type avait du à comprendre qu’on puisse être aussi calme dans une situation pareille. Il savait aussi, que la porte du commissariat venait de s’ouvrir et que celle qui aurait dû être enterré à l’heure qu’il est, venait d’entrer dans le bâtiment, se dirigeant vers la pièce où se trouvait sa ‘copine’….

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MessageSujet: Re: Guilty? Me? For what? [Pv]   Ven 2 Nov - 2:37

Une courte semaine. Une trop courte semaine. David avait à peine eu le temps de réaliser qu’elle était bien vivante, et pourtant différente. Sauf que ça, elle avait tout fait pour le lui cacher. Ça ne durerait pas bien longtemps, mais elle ne voulait ni l’inquiéter, ni qu’il ait peur d’elle. Et ça commençait par un refus. Il avait insisté pour l’accompagner au commissariat, mais malgré d’âpres négociations, il n’avait pas réussi à la faire céder. Elle était donc partie seule. Elle avait senti sa panique. Ce genre de… Sensations, intuitions, appelez ça comme vous voulez, allaient et venaient sans qu’elle ne puisse en faire quoi que ce soit. Comme si le fait d’être médium n’était pas assez déroutant comme ça. Arrivée devant l’impersonnelle bâtisse, Casey dut résister à l’envie furieuse de faire demi tour. Ce qui aurait été ‘dommage’, étant donné qu’elle venait de traverser la ville. Elle gravit lentement les marches. Elle avait sa plaque à la ceinture mais, même sans ça, les policiers l’auraient laissée pénétrer dans le Police Plaza. Les bureaux de la criminelle étaient au quatrième étage, et l’ascenseur au troisième. Elle décida de prendre les escaliers, montant aussi doucement que possible. Mais elle fut rapidement devant la grande porte de la criminelle. Elle y entra, non sans avoir pris une grande inspiration. Le capitaine sortit de son bureau, la saluant avant de la conduire dans la pièce attenante à la salle d’interrogatoire. Frankie et deux autres policiers y étaient déjà, observant l’occupant à travers le miroir sans tain. Le sang de la jeune femme se glaça quand elle vit Matyas mais, comme à son habitude, elle resta de marbre. Aucun des trois policiers n’aurait pu savoir ce qui se passait dans sa tête. Donovan fixait son amie avec inquiétude, posant une main sur l’épaule de l’avocate, comme pour la rassurer. Elle la sentit tressaillir légèrement mais elle ne fit aucune remarque. Les deux hommes quittèrent la pièce, laissant Donovan seule avec Casey.

« Je peux lui parler ? »

Frankie regarda la jeune femme rousse d’un drôle d’air, sans répondre. Visiblement, elle n’était pas vraiment d’accord. Sauf qu’elle était flic et Casey, substitut du procureur qui venait d’être agressée. En temps normal, elle ne serait pas laissée faire, alors dans une situation comme celle ci, Donovan n’avait même pas envie de faire semblant de lui résister. Casey pouvait se montrer impitoyable, voire pire. La policière finit par hocher la tête, pas vraiment convaincue ni rassurée. Casey ouvrit la porte mitoyenne et pénétra dans la salle d’interrogatoire. Elle prit soin de couper le haut-parleur. Frankie pourrait voir mais pas entendre. Puis elle posa son regard émeraude sur le jeune homme, avant de tranquillement s’installer en face de lui.

« Je vais vous tuer, j’espère que vous en êtes conscient. J’attendrais le temps qu’il faudra, mais je vous garantis que jusqu’à la fin, vous aurez regardé derrière vous à chaque instant de chaque minute de chaque heure. Je vais faire de votre vie un véritable enfer, et vous ne pourrez rien faire contre ça. »

Il ne semblait nullement impressionné. Il aurait dû. N’importe qui d’autre se serait énervé devant son air hautain rempli d’auto suffisance, mais Casey garda un calme olympien. Elle n’esquissa même pas un sourire lorsqu’il haussa un sourcil. L’ampoule de la pièce grésilla puis explosa, plongeant la pièce dans la pénombre. Elle ne savait pas si Matyas voyait, mais elle par contre, y voyait comme en plein jour. Elle se leva, lui retirant ses menottes avant de l’envoyer valser contre le mur d’un regard. Elle entendit que Frankie essayait d’ouvrir la porte mais elle avait bien pris soin de la verrouiller, ainsi que la porte d’entrée de la pièce. Matyas était sonné mais pas inconscient. Parfait…

Je n’aurais jamais imaginé que la douce et patiente Casey pouvait faire montre d’une telle cruauté. Et pourtant, Dieu, ou n’importe qui d’autre d’ailleurs, sait qu’elle a mis une bonne partie de sa hargne dans ce vol plané. Elle garde le meilleur pour la fin. Je le sens. Autant de self control m’impressionne, moi qui n’ai jamais su être patiente. Je m’approche du jeune homme pour l’aider à se relever. Il a l’air perplexe. On le serait à moins. Il fixe ses yeux. Nos yeux. Mes yeux. Encore plus pâles que les siens déjà délavés. Télépathe. Je sais qu’il n’est pas que ça. Mais pour le moment, il ne sert que de la télépathie. Ça ne me gêne pas, je n’ai rien à cacher. Par contre, je lui barre l’accès à l’esprit de Casey. Tant que je n’en sais pas plus, personne n’y touchera. Je le sens impressionné par tout ce qu’il parvient à lire. Quelqu’un d’aussi noir que lui. Il aurait déjà pu nous tuer toutes les deux, mais je sais que tant que je serais en elle, il ne lui fera rien. Il n’en va pas de même pour elle, mais je suis parfaitement capable de la retenir le temps qu’il faudra…


Dernière édition par le Sam 3 Nov - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Guilty? Me? For what? [Pv]   Ven 2 Nov - 13:03

    Combien de temps il resta seul dans cette sale merdique à fixer d’un regard absent le reflet mat du métal froid de la menotte qui retenait sa main gauche prisonnière à la table? Il aurait pu la faire sauter, libérer sa main de cette entrave qui lui bousillait gentiment la peau. L’autre con de flic n’y avait pas été de main morte avec lui. Déjà il lui avait bousillé l’épaule quand il l’avait forcé à s’asseoir sur cette chaise pourrie, ensuite il avait pris un malin plaisir à serrer le plus possible la menotte autour de son poigné. Il savait que c’était la blonde qui avait exigé ce traitement de faveur. Pourtant qu’avait-il contre lui? Rien aucunes preuves, à part peut être la certitude qu’il avait été témoin à l’agression de sa meilleure amie. Mais une simple supposition n’est pas suffisante pour vous mettre derrière les barreaux ou pour vous faire subir la peine de mort. Elle rageait. Il le sentait. Cette rage inconsidérée provoquait par le fait qu’elle n’avait rien pu tirer du jeune homme, le fin légèrement sourire. L’autre flic, assis tout seul dans un coin de la pièce, son carnet de note sur les genoux se grattait la tête, regardant d’un regard plus qu’ahuri ses notes. Le gros lard, assis derrière la miroir, faisant presque face à Matyas, continuait de le fixer, ne comprenant pas comment un jeune étudiant pouvait rester de marbre face à Frankie. Apparemment la blonde, avait une jolie réputation au sein de l’équipe. ‘La folle qui les fait tous avouer’, un joli surnom qui correspondait apparemment à merveille à la jeune femme. Elle pouvait y aller, s’acharner sur lui, il ne dirait rien, il continuerait de faire l’innocent, de nier comme il savait si bien le faire. Mentir, son regard ancré de celui de la personne qui tente de le faire flancher. Acteur talentueux, menteur sans la moindre pudeur. Monstre insensible à la moindre petites émotions.

    La porte de la criminelle venait de s’ouvrir. Madame Reynolds, s’approchait de la salle d’interrogatoire. Salle qui se vida gentiment quand elle y entra. Elle était seule avec la blonde, deux personnes cachées derrière le miroir. Pourtant, Matyas était ‘perturbé’. Quelque chose clochait, Casey et la blonde n’étaient pas seules, il en était certain. Fermant les yeux, il tenta de sonder l’esprit de la troisième personne. Rien. Celui de l’inspecteur lui était parfaitement ouvert, celui de Casey, il ne pouvait lire que quelques brides de souvenirs, comme si ils étaient contrôlés par la jeune femme. Sauf qu’elle était parfaitement incapable de contenir tous ses souvenirs. Il fronça légèrement les sourcils, relavant la tête quand la porte s’ouvrit enfin sur la rouquine. Rouquine qui était en parfaite santé d’ailleurs. Il esquissa une légère grimace. Comment avait-elle pu s’en sortit en vie, et être sur pieds aussi rapidement? Aucune idée, mais il finirait par le trouver.
    Elle avait couper le haut parleur. Avait-elle des choses à cacher pour ne pas vouloir que sa copine n’entende leur conversation? Sûrement. Elle finit par venir s’installer en face de lui. Quel calme, c’est impressionnant dites donc. Les menaces qui s’échappèrent de la bouche de la jeune femme lui passèrent au dessus de la tête. Matyas se redressa légèrement sur sa chaise, son regard océan figé sur celui de sa prof. Regard qui ne reflétait pas la moindre émotion, rien, ni colère ni peur… Que du vent. Sa vie était un enfer depuis longtemps, si elle pensait que ses menaces pourrait y changer quoi que se soit, elle se trompait lourdement. Un léger sourire en coin était venu se dessiner sur ses lèvres, son regard devenant tout à coup plus dur qu’avant. La seule réaction que ses menaces avaient réussit à provoquer chez lui. Un air de défi, un regard dur qui avait plus pour but d’impressionner la vipère rousse, qu’autre chose. Un sourire sarcastique, qui était là pour lui faire comprendre qu’elle ne l’effrayait pas, et que si elle voulait jouer à ce petit jeu elle risquait de perdre beaucoup.

    L’ampoule qui se trouvait au–dessus de leur tête explosa d’un seul coup. Bruit vif qui ne fit réagir ni l’un, ni l’autre. Le noir envahi bientôt la salle. Il fallu un moment pour que la vision du jeune homme s’habitue plus ou moins à ce changement brutal de luminosité. Moment qui fut suffisant pour que la rousse, se lève. Il a entendu les pieds de la chaise glisser sur le sol. Maintenu à la table comme il l’était, il lui était impossible de faire quoi que se soit. Le contact du métal froid qui lui bouffait la peau du poigné disparu. Là non plus il n’eut pas le temps de faire quoi que se soit. En moins de temps qu’il faut pour le dire, il heurta violemment l’un des murs de la salle. La chute fut rude, un craquement sourd l’accompagna quand le jeune homme retomba sur le sol. Une mauvaise chute, qui aurait pu être fatal pour un être normalement constitué. Son épaule venait de morfler, une douleur fulgurante glissait dans son bras, engourdissant sa main, faisant monter doucement les larmes à ses yeux.
    Matyas resta un moment à terre, attendant que la douleur de son épaule disparaisse, attendant d’être certain de pouvoir tenir sur ses pieds pour se relever. Il finit tout de même par relever doucement la tête. Elle était près de lui. Ses iris avaient changer de teinte. Un bleu encore plus clair que celui de ses propres prunelles. La raison de la guérison aussi rapide de Casey lui sauta enfin aux yeux. Elle était possédée. La main qu’elle lui tendit, le laissa un moment perplexe. Pourtant, il ne lisait rien de mauvais dans cet océan glacé. La prenant, il se laissa faire, se retrouvant sur ses pieds, dominant de toute sa taille la rouquine aux yeux de glaces. La sorcière qui possède Casey, l’empêche d’accéder à l’esprit de cette dernière. Par contre, elle ne l’empêche de lire sa petite vie. Et les choses qu’il arrivent à lire le laisse perplexe. Une sorcière qui au départ était tournée vers le bien, change de côté pour suivre les traces de son fiancé. Fiancé qui l’a tué, fiancé qui en plus d’être un démon et un lycan. Son pouvoir, il le possède aussi. Pourtant, il sait que face à elle il ne pourra sûrement pas faire le poids. Pourtant, l’envie de tuer Casey le démange, le consume depuis qu’elle est arrivée dans cette salle pourrie.

    Les coups sur la porte ont cessé, la blonde est partie, paniquée chercher de l’aide. Les gros flics se rameront dans quelques minutes, c’est certain. Sauf qu’ils n’arriveront pas à ouvrir la porte. Matyas l’a bloque, sa télékinésie s’appuyant contre elle comme le meilleur des obstacles à son ouverture. Son regard se détacha de la porte, se posant sur Casey. Le sang qui avait pu s’échapper de la plaie qu’il avait à l’arcade cessa de venir tâcher sa peau pâle. La plaie venait de se refermer, fermeture qui avait fait disparaître toutes les traces qu’elle avait pu causer.

    « Tu ne peux pas me tuer Casey, tu le sais…» souffla-t-il calmement, son regard ancré dans le bleu des yeux de la jeune femme. «Pourquoi vouloir l’empêcher de me tuer, Lia?» Il avait hésité quelques secondes sur le nom, le cherchant dans les brumes des pensées de la sorcière maléfique. Pourquoi, ne réalisait-elle pas le souhait de la rouquine?

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MessageSujet: Re: Guilty? Me? For what? [Pv]   Sam 3 Nov - 22:50

« Casey n’est pas là. »

Et Casey ne savait visiblement pas qu’elle ne pourrait rien contre lui. Je regarde avec intérêt la plaie de son visage disparaître. Intéressant, très intéressant. Je le sens encore fouiller dans notre tête mais je lui bloque toujours l’accès à la partie ‘Casey’. D’ailleurs, j’en ai assez de le sentir s’insinuer en moi comme ça. Je bloque tout avec brutalité et je le vois légèrement tressaillir. Je sens cette envie de la tuer qui le consume. Je sais ce qu’il veut. Ce pouvoir si rare. De mon vivant, je n’ai jamais rencontré quiconque ayant un don de localisation. Et pendant toutes ces années où j’étais en Alec, il n’en a jamais rencontré non plus. Ce pouvoir la rend bien plus dangereuse et puissante qu’elle ne le pense. Voilà pourquoi il vaut mieux ne pas le laisser tomber entre de mauvaises mains. Des mains comme les miennes ou celles de Matyas. C’est bien pour ça que je ne compte pas le laisser la tuer. Même si je ne peux pas me servir de ce pouvoir, au moins, il est en ma possession.

« Et pourquoi pas ? Je n’ai pas le droit de m’amuser, sous prétexte que je suis morte il y a près de cents ans ? »

Je m’écarte gracieusement, faisant un geste hautain. J’en ai vu bien plus que lui, que sait il vraiment de la vie, de la vraie vie ? Il n’a tué que par intérêt, pour voler des pouvoirs. Certes c’est agréable, mais il faut tuer pour le plaisir de temps en temps. Ce qu’il ne fait visiblement pas, même s’il aime tuer…

Casey regarda le jeune homme qui la fixait d’une drôle de façon. Elle lui aligna une bonne gauche et le regarda s’effondrer en gémissant. Plus personne ne frappait derrière la porte. Elle en profita que le jeune homme était à terre pour attraper une chaise et la lui fracasser sur le dos. Elle savait qu’elle ne pourrait pas le tuer ici et maintenant, mais elle aura d’autres occasions. Il ne serait jamais tranquille. Même si elle ignorait qu’elle ne pouvait pas le tuer. Tout comme elle ignorait qu’il bloquait la porte. On frappait à nouveau dessus. Elle entendait la voix de Donovan qui l’appelait, tambourinant avec acharnement sur la porte.

« Débloque cette porte. »

Mais il ne répondit ni ne réagit. Il voulait jouer ? Alors elle allait jouer. Elle s’était découvert un pouvoir bien amusant. Contrôler l’électricité. Elle monta sur la table, attrapant les fils et les tirant pour les faire sortir. Elle jeta de l’eau sur le jeune homme et posa les fils sur lui. Le courant se propagea dans tout le corps avant de s’arrêter. Elle jeta un regard derrière. Les policiers s’étaient calmés. Elle avait fait sauter tout le groupe électrogène. Ce qui ne la gênait pas. Elle baissa les yeux et constata qu’il avait disparu. Elle se retourna et le vit à sa gauche, appuyé, dans la pénombre, contre le miroir sans tain.
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MessageSujet: Re: Guilty? Me? For what? [Pv]   Dim 4 Nov - 11:45

    Ca il s’en serait douté. Que la rousse n’était pas là, ou ‘hors service’. Vu le regard qu’elle pouvait lui lancer, et la couleur de ce dernier, c’était une évidence que Casey ne soit pas en ce comment devant lui. Si elle l’avait entendu ou non, il n’en savait rien et honnêtement il s’en fichait. Dans un sens, il n’aurait jamais du dire cela, au moins elle aurait la surprise de le voir se relever, le jour où elle le blesserait à mort. Jour qui finira par arriver. Pas besoin d’avoir des visions pour le savoir. La pauvre, ce jour là c’est elle qui va mourir, pas lui. Retournement de situation qu’elle n’est pas vraiment prête d’apprécier. Il a pris une fois encore la liberté de venir s’insinuer dans la tête de la jolie rousse. L’accès de sa partie personnelle lui est toujours bloqué d’ailleurs. Lia a finit par lui bloquer tout accès, avec une telle violence qu’il en tressaille légèrement. Elle l’impressionne, l’intrigue et lui fait légèrement peur en même temps. Pourquoi avoir choisis un tel corps? Parce que la jeune femme qu’elle possède, a un don des plus utiles et qui peut être des plus dangereux le jour où il tombera entre de mauvaises mains.
    Que répondre à un truc pareil? Rien. Matyas se contente de la regarder s’écarter, serrant légèrement les points pour se retenir de lui broyer le cœur. Ca le ferait pas. Tuer quelqu’un dans un commissariat est un peu risqué surtout qu’il ne peut pas sortir ‘discrètement’ là. Quoi que, après tout, les flics ne sont pas censé savoir que c’est lui qui l’a tué. Une crise cardiaque ou un truc du genre ferait parfaitement l’affaire. Après l’état ‘intérieur’ de la rouquine, ils ne le verront qu’à l’autopsie, et lui, il sera déjà bien loin. Il aime tuer c’est vrai. Mais il n’est pas assez fou pour prendre, en plus, le risque de tuer juste pour s’amuser. Sûrement rechercher pour le meurtre de son père et de sa catin en France, recherché ici aussi pour le meurtre d’une jeune étudiante, l’agression de sa prof de droit, et les meurtres d’un bon paquet de personnes, il est hors de question qu’il se permette une telle fantaisie. Sauf que, qui pourrait croire qu’un jeune homme au visage si calme et au regard si apaisant peut être un vrai monstre, qui prend plaisir à faire souffrir les autres? Personne, et quand bien même ceux qui sont persuadé du contraire n’ont aucune preuves contre lui. Ca aide pas ça.

    Encaisser sans rien dire. Se nourrir de sa propre douleur pour ensuite rendre les coups plus fortement encore. Il aurait dû éviter le coup qui venait de lui vriller la mâchoire. Le jeune homme s’effondra comme une masse, ne pouvant retenir le gémissement de douleur qu’avait provoqué le coup. Il n’eut pas le temps de reprendre ses esprits. Un nouveau craquement se fit entendre, craquement qui domina le bruit de la chaise qui était venu se briser sur don dos. Sonné, pas mal dans les vapes, il resta un bon moment à terre, immobile et incapable de bouger. Il avait perdu l’espace d’un instant le contrôle sur la porte. Porte qui était sur le point de céder au moment où il reprit conscience, et où il se remit à la bloquer. Débloquer cette porte? Hors de question. Ravalant le sang qui lui était monté dans la gorge, Matyas tente de se relever. Peine perdu, la rousse enragée n’avait pas l’air d’en avoir finit avec lui. Le froid de sa chemise trempée qui venait se coller contre sa peau, le fit frissonner. La douleur qui le traversa des pieds à la tête, fut horrible, insupportable. Une autre personne que lui, aurait sûrement laissé sa peau sous une telle décharge. Bon, elle allait le laisser se relever bon sang? Oui, elle allait le faire. Elle fit l’erreur de jeter un coup d’œil vers la porte, coup d’œil qui fut suffisant pour qu’il se relève, et parte s’appuyé contre le miroir, les bras croisé vers sa poitrine, les traces de tout ce qu’il venait de se prendre dans la gueule disparaissant doucement.


    «Que de colère. Je n’ai jamais vu quelqu’un être à ce point consumé par sa rage et son envie de vengeance. Enfin Casey, estime-toi heureuse d’être encore en vie à l’heure qu’il est, et retourne chez ton mari. Oublie-moi, et je t’oublierais…» Voulait-il vraiment l’oublier? Bien sûr que non. Et de toute façon, elle n’avait pas du gober son mensonge. Elle non plus ne l’oublierais pas c’était certain. En parlant de son mari, lui aussi l'intéresse, enfin son don bien sûr, mais on verra plus tard, chaque choses en son temps. Une belle partie de chasse allait s’instaurer entre eux, c’est certain…
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MessageSujet: Re: Guilty? Me? For what? [Pv]   Sam 10 Nov - 19:51

Casey pivota de façon à faire face au jeune homme, le fixant avec un air de profonde haine plaqué sur le visage. Elle prenait bien soin de ne pas lui tourner le dos, sachant que c’était relativement peu efficace vu ce dont il était capable. C’est alors qu’il en vint à parler de David. Une bouffée de panique l’envahit. Certes, elle portait une alliance, il était donc aisé pour n’importe qui de savoir qu’elle était mariée. Mais il n’avait pas parlé de son mari sans raison. La panique laissa la place à la colère. Sans même qu’elle ne s’en rende compte, la table partit vers Matyas, le plaquant contre le mur avec un craquement sinistre. Mais Casey resta de marbre, laissant le jeune homme repousser violemment la table. Elle réalisa soudain que tout ce qu’elle lui ferait serait inutile. Au moins, ça la soulagerait. Elle eut envie de lui faire endurer le même calvaire que celui qui était le sien, mais le commissariat n’était pas vraiment l’endroit indiqué pour ça.

« Casey !!! Est ce que tout va bien ? »

Donovan tambourinait contre la porte. Matyas et Casey se regardèrent, les yeux de la jeune femme démentant l’apparente douceur de ses traits délicats. Aucun des deux ne répondit et Frankie réitéra son appel avec inquiétude. D’après les bruits qu’elle avait vaguement entendu dans le branle bas de combat qui avait suivi la coupure de courant, il se passait dans la salle d’interrogatoire quelque chose qui n’augurait rien de bon. Et l’absence de réponse de son amie, elle craignait de plus en plus d’avoir vu juste quand à celui qui l’avait agressée.

« La Terre ne sera jamais assez grande pour te protéger de moi. Ce ne sera plus moi la proie à présent, mais toi. Je ne te laisserais jamais en paix. Et le meilleur dans tout ça, c’est que je suis intouchable.
Tu trouves que je suis pleine de colère et de rage ? Tu n’as encore rien vu. Approche toi de mon mari, et il ne restera pas suffisamment de morceaux de ton misérable corps pour permettre à ta mère de te reconnaître. Ne me prends pas au sérieux si ça te fait plaisir, mais tu t’en mordras les doigts, à terme. »


Casey recula puis se dirigea vers la porte, tambourinant contre pour signifier à une Frankie plus qu’inquiète qu’elle allait bien. Mais cette dernière n’appréciait pas de la savoir seule avec Matyas. D’autant que la porte n’avait aucune raison d’être bloquée. Ça ne pouvait être que lui, Casey n’était pas télékinésiste. Du moins, le pensait elle…
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Russel T. Bonham
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MessageSujet: Re: Guilty? Me? For what? [Pv]   Lun 12 Nov - 18:46


    Il avait mentionné son mari, sans réelles arrières pensées. Il savait juste que parler de ce cher et tendre Monsieur Reynolds ferait gentiment réagir sa charmante femme. Il avait vu juste. Enfin, il avait pensé qu’elle réagirait mais pas aussi violemment. Matyas n’eut pas le temps d’empêcher la lourde table de venir le clouer avec brutalité sur le mur. Un nouveau craquement, encore plus sinistre que les précédents vint briser le silence, ainsi qu’un nouveau gémissement de douleur. Il peut pas mourir, ou du moins des plaies qui en auraient tuer plus d’un n’ont pas vraiment d’effet sur lui, mais c’est pas une raison pour en profiter non plus. La rouquine prenait un malin plaisir à le voir souffrir, c’était évident, mais là ça commençait à en devenir lassant. Rageusement, Matyas envoya balader la table, avec un peu de mal quand même. Pencher en avant, comme si il s’était coincé quelque chose dans le dos, le jeune homme mis un bon moment avant de se redresser complètement, retrouvant toute sa hauteur.
    En y réfléchissant bien, peut être qu’au fond il avait parlé de son mari, pour lui faire comprendre de façon pas directe qu’il était lui aussi en danger. En plus d’être le mari de cette espèce de folle, c’était un Elu. Elu au pouvoir plus qu’intéressant et qui serait bien utile au jeune homme. Et l’autre qui continuait de taper comme une folle sur cette porte de merde. Elle commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Jetant un regard à Casey, il reporta au final, toute son attention sur la porte, la maintenant toujours hermétiquement fermée, tout en s’amusant à entrer dans la tête de l’inspecteur, chose qui n’était pas très simple à vrai dire.

    Matyas esquissa un sourire en coin en entendant ce que venait de lui déballer Casey. Comme si il avait l’intention de se protéger d’elle. N’importe quoi. Comparé à certaines personnes, elle est tout ce qu’il y a de plus inoffensif. Son lycan ne peut rien contre lui, et ne l’effraye pas. Son mari, au pouvoir aussi dangereux soit-il, l’amuse. Son autre amant, Wade, il a suffisamment sympathisé avec lui pour qu’il ne se retourne pas contre lui, et l’esprit qui la possède l’intrigue plus qu’elle ne l’effraye. Franchement, si elle pense qu’il va fuir ou faire quoi que se soit pour l’éviter c’est vraiment le connaître. Le mari. Il avait touché le point sensible de la rousse enragée. Heureusement qu’il n’avait pas formulé à haute voix ses intentions, et encore moins qu’il avait fait allusion aux multiples trahisons qu’elle avait pu faire à son pauvre mais, qui compte tellement pour elle. Mais bien sûr.


    « Ma pauvre Casey… Tes menaces me font trembler de peur tu sais. Tu peux toujours essayer de t’en prendre à moi si ça t’amuse, être ton ‘souffre-douleur’ ne me gêne pas. Mais méfie toi, j’ai été plus que gentil avec toi, et ce que j’ai pu faire à Nikki n’est rien comparé à ce qui pourrait t’arriver si jamais tu cherches à m’arrêter. Réfléchis bien…» Son sourire était toujours resté sur ses lèvres, s’agrandissant un peu plus à chaque instant, creusant doucement sa joue, tandis qu’il croisa sagement les bras sur son torse, regardant la rousse dire à sa blondasse de copine que tout allait bien. Pathétique. Les bruits finirent pourtant par cesser, bientôt suivit par le bruit régulier de talons qui claquent sur le sol. Comme quoi, il avait eu tort de penser qu’il n’arriverait pas à agir sur l’inspecteur.
    « Bien. Notre petit entrevue s’arrête ici. Mais je doute que ce soit le dernier…» Souffla-t-il en se détachant lentement du mur sur lequel il était resté appuyé pendant tout ce temps. Casey avait reculé de quelques pas, regardant la porte sans trop savoir pourquoi sa copine avait arrêté de jouer de la batterie sur la lourde porte, et surtout pourquoi elle avait foutue le camp. Un moyen comme un autre de dégager la voie, pour permettre à Matyas de sortir sans trop d’encombre. Les flics qui pourraient se dresser sur sa route, subiraient le même sort que la blondasse un peu trop sûre d’elle. Le contact qu’il avait pu avoir sur la porte brisé, cette dernière s’ouvrit lentement, le laissant sortir, d’un pas rapide. En moins de temps qu’il faut pour le dire, le jeune homme se retrouvait dehors. La traversée du commissariat s’était fait dans le plus grand calme. Le seul flic qu’il avait croisé, avait subitement fait demi tour pour aller se chercher à bon dognut à la cafet’ du poste. Le premier round venait de s’achever, promettant une nouvelle rencontre entre eux encore plus mouvementée que celle qui venait de s’achever.
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Guilty? Me? For what? [Pv]
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